NATHALIE SANDOZ

MON PARCOURS

Dire que la Technique Alexander m’a permis de développer mes potentialités, c’est peu dire. Après plusieurs années de pratique et d’enseignement de la Technique Alexander, je suis toujours comédienne, j’ai étendu le champ de mes activités à la mise en scène, à la production de spectacles et à l’enseignement d’art dramatique. Ce lien étroit avec la scène me donne l’occasion d’explorer de manière continue, concrète et pratique, l’application des principes de la Technique Alexander au travail de l’acteur. Ceci dit, il n’y a pas un seul aspect de ma vie qui ne soit profondément influencé par elle.

Après avoir obtenu mon diplôme de comédienne professionnelle à l’école de théâtre Serge Martin à Genève, je me suis lancée dans le métier et j’ai eu le plaisir de jouer dans de nombreuses productions tant dans le théâtre que dans le cinéma. J’ai eu la chance de rencontrer des personnes de grand talent qui m’ont aidées à évoluer dans mon travail.

Cependant, je me rendais peu à peu compte que je me sentais mal préparée à affronter le métier de comédien, en réalité pas tant pour le travail lui-même, mais plutôt ce qui l’accompagne et ces implications. Je n’avais mal nulle part mais je me sentais comme scindée en deux et prenais toujours plus conscience du fait que mon corps ne répondait pas nécessairement comme je l ‘aurais souhaité. Aussi, j’éprouvais comme une lourdeur générale, une difficulté diffuse à aborder les nouvelles situations auxquelles j’étais confrontée. Au cours d’une discussion avec un de mes collègues avec lequel j’étais en tournée, j’ai abordé cette sensation désagréable qui me poursuivait, lui disant que je pressentais qu’il devait bien avoir un meilleur moyen de vivre cette vie. Et c’est là que j’ai entendu parler pour la première fois de la Technique Alexander.

Mes premières leçons restent dans mon souvenir assez nébuleuses, je n’y comprenais pas grand chose mais j’y revenais car je sentais de manière diffuse que quelque chose se passait en moi, même si je n’arrivais pas à définir quoi. Il m’a fallu une vingtaine de séances pour que j’intègre et devienne consciente de ces nouvelles expériences kinesthésiques qui m’amenaient à une nouvelle perception de moi-même et du monde. J’ai su à ce moment là que cette technique m’accompagnerait toute ma vie.

Mon histoire personnelle m’a amené à déménager à Londres où je me suis mise à la recherche d’un enseignant. Et par le plus grand des hasards, je suis arrivée au Constructive Teaching Centre où j’ai décidé de compléter la formation pour devenir professeure moi-même.

Depuis 2009, je dirige le Centre Technique Alexander avec Ettore Arcais.