Apprendre et pratiquer

Décrire mes compétences de Technique Alexander signifie pour moi décrire un processus d’apprentissage extrêmement dynamique commencé avec ma première leçon en 1999.

En ce qui me concerne, apprendre et pratiquer la Technique Alexander requiert tout d’abord une grande disponibilité à remettre en discussion mes propres positions et à me donner du temps pour reconsidérer et renouveler mes propres idées. Ce qui implique également de me réapproprier l’exercice d’un choix conscient, à travers lequel nous exprimons tous notre individualité, libres des conditionnements de nos habitudes.

Les quatre livres écrits par F.M. Alexander et l’expérience acquise aux côtés de Walter Carrington comme élève pour commencer, puis comme assistant, représentent un point de référence fondamental au développement de mes compétences. Ma pratique de la Technique Alexander au quotidien et surtout le travail avec mes élèves sont pour moi la meilleure opportunité de mettre cette expérience à l’épreuve et de la renouveler chaque jour.

D’un point de vue pratique, mon expérience m’enseigne:

– que je peux m’aider et influencer positivement ma santé et mon bien-être;
– qu’il n’existe pas de séparation entre le mental et le physique;
– que faire et penser sont deux choses bien distinctes;
– que ma responsabilité est non pas de faire mais de laisser faire;
– qu’avant de réagir à une stimulation, il est utile que je me donne du temps;
– que le temps est avant tout une perception;
– que le conscient auquel nous nous référons souvent n’est rien d’autre que la somme de nos expériences et une lecture subjective et partielle de la réalité qui nous entoure;
– que notre fonctionnement est conditionné par nos réactions et que nos réactions sont conditionnées par le niveau général de notre usage;
– qu’il existe une relation primaire entre le cou, la tête et le dos et que de cette relation primaire dépend l’organisation générale de mon équilibre;
– que pour organiser un usage équilibré de mes mécanismes psycho-physiques, je ne peux pas me fier à mes sensations puisqu’elles sont conditionnées par mes habitudes;
– que si je me concentre sur le résultat plutôt que sur la manière d’y arriver, je ne parviendrai pas à mes fins;
– que mon usage peut être transmis à travers le contact de mes mains;
– qu’à travers mes mains, je peux rendre possible une expérience psycho-physique nouvelle à mes élèves;
– que cette expérience vaut plus que milles paroles;
– que la constance et la discipline de mes pensées conscientes et constructives produiront une expérience nouvelle et toujours plus riche;
– qu’il existe une relation entre la force de gravité et mes mécanismes posturaux;
– que l’organisation équilibrée de cette relation me donne élasticité, dynamisme, liberté, harmonie et croissance.
– que tout ce que je viens de décrire ici n’est que le commencement d’un chemin de croissance et développement qui m’accompagnera durant toute mon existence.

© 2014 ETTORE ARCAIS